Athènes et Rome berceaux de la démocratie ?

A l’heure ou les chevaliers blancs occidentaux portent le fer aux côtés des ‘bons’ musulmans, pour faire triompher la démocratie en Irak, en Afghanistan, en Tunisie, en Égypte, demain au Yemen et en Syrie… Il serait temps de revenir sur la définition que l’on donne aujourd’hui à ce régime. En France, 1789 a été l’occasion pour le peuple de prendre le pouvoir et de le déléguer à une députation chargée de veiller aux droits de la majorité. Ainsi le peuple choisissait parmi les siens celui qui paraissait le meilleur porte-parole, il était connu de la plupart et incarnait le bout de France dont il était issu. Quid aujourd’hui de la représentativité de ces barons ? Parachutés au bon gré des états majors de partis. Le PS et les verts se partagent les circonscriptions comme à Yalta. L’UMP fixe les tours de rôle à Paris. Et ainsi de tous ces démocrates qui se moquent comme de leur première élection, du terroir, du peuple que sont sensés connaître et défendre ces élus. Non, seul compte la couleur de l’assemblée qui déterminera si le roi sera de droite ou de gauche. De Gaulle voulait briser le régime des partis avec sa cinquième république, il n’aura réussi qu’à transformer le jeu politique local en instrument pour ces réserves d’éléphants que sont les partis. Un troupeau de veaux ira dans les isoloirs choisir entre la peste et le choléra avec la satisfaction d’avoir exercer leur droit ! Qu’ils sont mignons les ‘people’ issus des banlieues quand ils appellent à voter pour se libérer ! Quelle banlieue est devenu paradisiaque en changeant de couleur politique ? Sarcelles ? La solution n’est plus dans les urnes, le pouvoir a été confisqué au peuple qui avait l’illusion de le détenir. Confisqué par les partis ? Par les prédateurs du pouvoirs ? Par les états majors politiques ? Voir…

Demandons plutôt aux électeurs Grecs ou Italiens pourquoi les gens qu’ils avaient élus sont contraints de partir ? Une révolte ? Une révolution ? Un référendum perdu ? Un vote de défiance ?

Que nenni, un claquement de doigts de l’hydre monétaire. Ce monstre tentaculaire, sans conscience ni humanisme, que nous avons façonné de nos mains pour mieux assurer notre perte, Frankenstein nous avait prévenu, les créatures finissent toujours par échapper à leurs créateurs et par assumer leurs instincts.

Nous serions bien en peine de couper une tête plus vite qu’elles ne repoussent. Ceux qui pensaient en tenir les rênes s’aperçoivent bien tard qu’ils sont condamnés à courir derrière ou à se laisser trainer pour ne pas abdiquer et laisser l’attelage continuer sans cocher.

Mais si la nature trouve toujours son chemin il est raisonnable d’espérer que l’humanité aussi. Il est proche le temps ou nous appellerons de nos vœux le John Wayne capable de maitriser la bête. Le Ganhi à qui remettre les clés de notre destinée, le Che Guévara capable de faire renaitre l’espoir, le chevalier Jedi qui nous communiquera la force.

En attendant, contentons nous de Babar et d’Astérix. C’est toujours mieux que Napoléon, Saladin ou Gengis Kahn car ‘personne par la guerre ne devient grand’.

Espoir

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